Fils d'Ariane


Portrait n°4 : Robert PELISSIER

 

Robert PELISSIER

(1921-2001)

DIRECTEUR DE LA CAF DE L’ALLIER

(1969-1981)


RobertPelissier

 

Bourbonnais de naissance il reste toute sa vie personnelle et professionnelle à Moulins
où il est né le 5 septembre 1921 d’un père employé Sncf et d’une mère au foyer.
Ses grands parents étaient des jardiniers[1].
Après ses études primaires il suit les cours de l’école pratique du petit lycée Banville et obtient le brevet commercial.
Il conservera un souvenir de son professeur d’espagnol Charles Rispal qui sera un résistant actif et qui mourra sur son lieu de déportation en Allemagne.

Marié à Moulins le 15 avril 1944, il aura deux enfants.

 

 

Les débuts.

Il commence ses activités à la Caisse bourbonnaise de compensation le 16 juillet 1937.

Il occupe d’abord des fonctions de fichistes puis plus tard d’aide comptable. Durant l’Occupation, il est requis pour le Service du travail obligatoire(STO),à l’issue de la visite médicale du premier décembre 1922 il est déclaré bon et recensé sous le n° 108 le 2 mars 1943. Il ne répondra pas à l’ordre de réquisition pour aller travailler en Allemagne et disparaîtra de la caisse du 18 février 1943 au 19 juillet [2] 1943.

A cette époque la caisse a deux sièges sociaux : 5 Rue de la Comédie à Moulins en Zone occupée, et 28 Rue de l’Ancien Dépôt à La Madeleine à Moulins en Zone non-occupée. Pour passer la Ligne de démarcation il obtiendra un laissez-passer de petite frontière.

 

Le comptable.

Lors de la mise en service de la nouvelle CAF de l’Allier, suite à la fusion des anciennes caisses de compensation, Robert Pélissier employé principal de la Caisse de compensation des travailleurs indépendants est affecté en février 1947 au service de la comptabilité. Il accède à une fonction de cadre en 1948,et devient alors chef de section. Il fait en suite l’objet de promotions au sein du même service, sous chef de service au 1 janvier 1949, et chef adjoint le 1 avril 1950.Il a donc bénéficié d’une promotion rapide .Ses compétences avaient été appréciées en ces années de montée en charge des activités des Caisses d’allocations familiales.

Le 1ier juillet 1956 il est nommé agent comptable, accédant ainsi à un emploi d’agent de direction.

 

Le Directeur.

Le premier octobre 1969 il devient directeur, il est fortement poussé dans cette fonction par le président Boyault et la directrice Madame Gidel. Il fallut « user de beaucoup de persuasion pour qu’il se décide à être candidat et accepter le poste qui l’effrayait un [3]peu ».

3direct_et_un_comptable

Trois directeurs et un agent comptable

De gauche à droite : Mrs Valade, Pélissier et Mme Gidel, M Béni.

 

Un homme bon, pacifique et discret.

Après 45 ans de travail au service des prestations familiales il prend sa retraite le 1 janvier 1982 et est nommé directeur honoraire par le conseil d’administration le 23 mars 1982. Les manifestations marquant son départ[4] sont empreintes d’une réelle amitié. Le nouveau retraité lit un poème[5] témoignage de son humanisme, de sa bonté et de sa gentillesse :

« Le sourire ne coûte rien et produit beaucoup,

N’oubliez jamais que l’amitié est un remède, un élixir merveilleux. »

 

Il décède à Yzeure en 2001 lors des obsèques religieuses l’abbé Gondol, son ami, souligna dans son homélie[6], combien « Robert Pélissier était un homme profondément pacifique et discret .

 

           Pierre Bordes    Décembre 2011

 



[1] Des ‘ saccarauds’ en parler bourbonnais

[2] Lettre du directeur Francis Got du 15/12/1945

[3] Discours du Président Fleury le 17 décembre 1981

[4] Hommage du conseil d’administration du 17/12/1981,.

[5] Fête du personnel le 17 /12/1981.

[6] Homélie du 20 août 2001

Les Archives privées ont été aimablement communiquée par Mme Pélissier.